La petite fille de Monsieur Linh

« Pourquoi faut-il que les lendemains soient toujours plus amers que les jours passés qui le sont déjà trop ? »

Eh oui, j’avoue : j’ai beau être une inconditionnelle de l’écriture de Philippe Claudel, il s’avère que, jusque là, je n’avais pas eu l’occasion de me plonger dans celui dont vous me parliez tant – La petite fille de Monsieur Linh. C’est désormais chose faite… Une lecture de quelques instants – ou peut-être quelques heures, je ne sais plus très bien, c’est fou comme le temps semble suspendu aux maux de la littérature quand l’auteur qui s’y cache est un grand écrivain.

Dans La petite fille de Monsieur Linh, Claudel nous parle de déracinement, d’exil, d’amitié, de folie de la vie. De guerre et de mort aussi – la vraie, celle qui arrête le coeur, et puis l’autre, qui arrête l’envie. On y suit l’arrivée d’un très vieil homme fuyant un pays en colère, ne gardant comme vestige de son existence que sa délicate toute petite fille, bébé miraculé qu’il faut aider à vivre même si plus rien n’a de sens.

Un texte tout en sobriété, fait de non-dits qui veulent tout dire, faussement naïfs, faussement candides, un conte singulier qui te cueille comme cette larme surgissant parfois au coin de ton oeil devant un coucher de soleil. Immensément triste et beau à la fois.

« Il se rappelle alors qu’il est seul au monde, avec sa petite fille. Seuls à deux. »


UN MOT SUR L’AUTEUR, PHILIPPE CLAUDEL

© William Ropp

Écrivain traduit dans le monde entier, Philippe Claudel est aussi cinéaste et dramaturge. Il a notamment publié aux Éditions Stock Les Âmes grises, La Petite Fille de Monsieur Linh, Le Rapport de Brodeck, L’Arbre du pays Toraja et L’Archipel du Chien. Sa troisième pièce, Compromis, sera créée à partir de janvier 2019 par Pierre Arditi, Michel Leeb et Stéphane Pézerat au Théâtre des Nouveautés à Paris, dans une mise en scène de Bernard Murat.


RÉSUMÉ DE LA PETITE FILLE DE MR LINH

Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. 

INFOS COMPLÉMENTAIRES

Paru le 23 août 2015
162 pages
Editions Stock puis Le Livre de Poche

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