CHRONIQUE / Comme le Cristal

Ce qui m’a attiré en premier lieu dans Comme le Cristal, c’est une accroche du journal Marianne à propos de son auteur, Cypora Petitjean-Cerf (oui, c’est son prénom, ça étonne au début et après on s’y fait vous verrez), une accroche, donc, qui disait : « Anna Gavalda n’a plus le monopole de la comédie sociale réussie : Cypora Petitjean-Cerf est sur le point de lui voler la vedette. » Il fallait que je lise cela de mes propres yeux. Parce que oui, d’accord, Gavalda a un petit coup de moins bien ces derniers temps, mais ça arrive à tout le monde, et puis en plus je n’ai pas encore lu Fendre l’armure que Papa Noël m’a apporté, alors trêve de jugements trop hâtifs.

J’avais donc hâte de me plonger dans cette drôle de saga familiale gavaldesque. Surtout lorsqu’au bout de quelques pages, on apprend qu’elle se déroule au Grand Gland, et qu’elle rebondit au gré des apparitions d’un canapé bleu tâché de souvenirs. Le roman avance dans le présent mais raconte aussi le passé, les petites et les grandes histoires d’un frère, d’une soeur et de leur cousine, de leurs parents, de la grand-mère, les ami(e)s, les amours, les emmerdes, et Eddy et Iron Maiden aussi.

Tout ce petit monde vivote dans un univers réaliste et pourtant complètement loufoque où de vieux meubles partis à la benne apparaissent à tout bout de champ, où l’amour se vit par procuration et la vie dans les esprits, où la logique n’a pas lieu d’être et les questions souvent laissées en suspend. Non sans une certaine tendresse – ou l’inverse.

N’empêche, j’avoue, j’ai un peu de mal à me positionner sur ce livre. Je l’ai trouvé sympathique, et sa lecture agréable, quoi que légèrement fastidieuse parfois vu la profusion de détails. Simplement, je crois que je ne me suis pas attachée aux personnages autant que je l’aurais souhaité, sans doute parce que là où Gavalda joue l’émotion, Petitjean-Cerf préfère l’extravagance, l’excentricité, les fantasmes d’une vie à la vie elle-même. C’est évidemment là tout l’enjeu du livre, finalement, d’apprendre ou de réapprendre à vivre, mais fort est de constater que Comme le Cristal ne fût malheureusement pas le coeur de coeur que j’attendais.

Capture d_écran 2018-01-15 à 08.41.06

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s