CHRONIQUE / ET A LA FOIS JE SAVAIS… de JON MONNARD

J’aime les premiers romans. Parce qu’on y sent la fébrilité de l’auteur, sa fougue, son audace, ses hésitations. Son envie d’écrire, plus forte que tout. Parce que c’est avec le premier qu’il faut tout donner (afin de changer les données 🎵, comme le chantait un groupe de mon jeune temps, mais je m’égare.) Parce qu’après tout, on ne sait pas s’il y en aura d’autres… Ici, on se dit que le jeune homme doit en avoir sous le stylo pour être préfacé par Philippe Besson. Alors, on s’y jette à coeur perdu – et on succombe. Chute libre sans parachute.

Capture d_écran 2017-11-10 à 17.17.25
Je ne connais pas l’homme, je ne connais pas l’auteur. Je ne connais pas les dessous de la chose, la part de fiction, la part de réel, si l’histoire de cet écrivain en herbe propulsé dans le milieu de la mode par un étrange concours de circonstance a quelque chose à voir avec l’auteur, le vrai, ou pas. Je ne connais pas non plus ce petit monde là – mais j’ai eu l’occasion de travailler dans celui du Septième Art, et, croyez-le ou non, ce livre m’a rappelé des souvenirs. Des détails. Des anecdotes. Des moments (sur)vécus. L’histoire en elle-même, tient la route. Pas très originale, certes, mais bien construite, bien rythmée, bien ficelée. Les rêves d’un gamin et les (dés)illusions d’un monde d’artifice, le besoin de trouver sa place, à n’importe quel prix.

Mais ce qui retient surtout l’attention dans ce livre, c’est son style. Incisif. Acerbe. Sans limites. Jon Monnard gratte sur la surface, les mots sont à vif, la crasse gicle. Violent comme un coup de poing dans les côtes. Sous les paillettes et les projecteurs, on baigne dans le poisseux, la provoc. L’approche est minimaliste, les leçons de vie crachées par des personnages sordides. Ca pue le désespoir moqueur à chaque ligne, à la Chuck Palahniuk ou Bret Easton Ellis. En refermant un premier roman, on sait, parfois, s’il y en aura un suivant dans la carrière de l’auteur. Ici, on n’en doute pas une seconde. Et on sera là pour le lire ! 📖

#mercreditonlit #instaread #instalike#instalivre #livrestagram #bookaddict#livreaddict #alire #avislecture#chroniquelivre #livre #sortielivre#jonmonnard #etalafois#etalafoisjesavaisquejenetaispasmagnifique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s