CHRONIQUE / Même les méchants rêvent d’amour

« La vie a plus d’imagination que nous.

Il faut la laisser nous mener où elle le souhaite ».

Comme je l’attendais, ce nouveau livre d’Anne-Gaëlle Huon ! Cette nana, c’est un soleil avec des jambes, une pépite de bonheur avec des cheveux blonds. Un petit bout de femme le sourire collé aux lèvres et au coeur, qui a cette faculté de te transmettre douceur et force rien qu’en faisant pétiller ses yeux. Et son immense talent à elle, c’est justement de savoir partager dans ses écrits cette fraîcheur, ce doux mélange de lucidité insouciante – ou d’insouciance lucide, finalement. De celle qui fait pleurer pour faire du bien.

Après Buzz et Le Bonheur n’a pas de rides, voici donc Même les méchants rêvent d’amour, l’histoire d’une jeune femme qui, en se plongeant dans le passé de sa grand-mère, va se trouver, elle.

« C’est en sachant d’où l’on vient que l’on peut savoir où l’on va. »

L’écriture est sensible, vivante – incarnée. Vraie. Tellement vraie qu’on a l’impression qu’elle nous raconte, toi ou moi ou lui. Nos fêlures, nos secrets et nos rêves aussi. Nos faiblesses, nos doutes, nos failles. Nos forces. D’une lettre à l’autre, d’une page à l’autre, on entend des voix, celles des vraies gens, que l’on a croisé ou que l’on croisera peut-être un jour. Avec simplicité et humanité. D’autant que le swing est impeccable – positif et tendre sans pour autant tomber dans la niaiserie façon #melodramaguimauve.

Alors, en 350etquelquespages qui se lisent dans un souffle, l’auteure nous raconte le temps perdu qui ne se rattrape plus, la vie qui s’envole, qui s’en va, et puis celle qui (re)commence, qu’il faut croquer à pleine bouche, comme une tarte à la fraise que l’on doit déguster avant qu’elle ne s’abime. Parce qu’Anne-Gaëlle Huon, c’est du feelgood à la Anna Gavalda – résilience et espoir, spleen et tendresse… De ces lectures qui serrent le coeur et le font s’envoler dans la même phrase. Oui, Anne-Gaëlle Huon écrit des livres. qui lui ressemblent, et autant vous dire que cela fait un bien fou.

UN MOT SUR L’AUTEUR / ANNE-GAËLLE HUON

Anne-Gaëlle Huon a 34 ans. Elle vit à Paris. Même les méchants rêvent d’amour est son troisième roman.

LE RÉSUMÉ DE MÊME LES MÉCHANTS RÊVENT D’AMOUR

Jeannine, 80 ans passés, a la mémoire qui s’effiloche. Les jours sont comptés avant que ses souvenirs plient bagage. Alors Jeannine fait des listes, toutes sortes de listes. Et surtout, elle consigne dans un carnet ce qu’elle n’a jamais osé raconter. L’histoire d’un secret, d’une rencontre, d’un mensonge. Elle se confie à Julia, sa petite-fille. Quand celle-ci la rejoint en Provence, elle découvre une maison de retraite très animée.

Tandis que Jeannine semble déjà partie bien loin, le précieux carnet s’offre à Julia comme un cadeau du destin. Entourée d’une bande de joyeux pensionnaires, la jeune femme va tenter de faire la lumière sur les zones d’ombre du récit. Et lever le voile sur l’histoire d’amour bouleversante qui a marqué la vie de sa grand-mère. Et s’il n’était pas trop tard pour réécrire le passé ?

INFOS COMPLÉMENTAIRES

Date de parution : 3 Avril 2019  
368 pages 

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