CHRONIQUE / Pêche

Parfois, la magie opère, d’autres fois, moins ; comme on dit, #cestlejeumapauvrelucette. Et c’est justement le cas pour moi avec Pêche d’Emma Glass, porté pourtant par une belle réputation acquise outre-manche.

Pêche
Couverture graphique qui interpelle. Pitch intriguant – une jeune fille tente de mener une vie normale après un viol sordide. Mais chez Emma Glass, on n’appelle pas un chat un chat, ni un violeur un violeur, on métaphorise, on superpose des images, on gravite dans un univers fantasmagorique, les personnages sont des couleurs, des matières, un arbre, de la mélasse, du sable, une saucisse.

Les situations, elles, sont concrètes, mais l’ensemble est complètement loufoque – fantasque, saugrenu. Oui, on comprend les images, les idées, on apprécie le style. Mais cela ne suffit pas pour s’attacher réellement à ces drôles de créatures, et le tout, pourtant grave, finit par sonner creux. Saluons cependant un parti-pris décapant – un peu trop, sans doute… Le genre à laisser une partie de son lectorat sur le bord de la route. (Je suis quelque part sur la droite, si vous voulez me prendre en stop, n’hésitez pas.)

Pêche d’Emma Glass
Editions Flammarion.

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