PORTRAIT / Les bijoux glam-rock-chic de Lilipoetry

« Lilipoetry, cabinet de curiosités »… Avec un nom comme celui-ci, on imagine un univers à la fois romantique, magique et poétique. Un côté vintage, rétro-chic et ultra féminin… Une sorte de mini-musée sobre et coloré. Au final, c’est tout simplement la marque de vos futurs bijoux en résine préférés.  Des bracelets, des bagues et des colliers, des boucles d’oreille, des badges et (bientôt) des broches… Lilipoetry, ce sont des bijoux féminins, empli de douceur et de délicatesse, où se côtoient le rock et la bohème, le naturel et l’élégance. « Au départ, c’était un simple hobby… Puis j’ai vu mes copines affluer pour des commandes, alors je me suis lancée. C’était il y a cinq ans ! » 

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Même si, au final, l’Art avec un grand A a toujours fait partie de la vie de la jeune fille. De la danse et de la sculpture étant enfant, des cours d’arts plastiques au lycée, de communication puis d’audiovisuel à la Fac, quantité de petits boulots, et puis, un jour, la grande aventure. La demoiselle recycle sa passion pour l’image, son amour de la matière, ses envies de création. Elle découvre la résine, a l’idée d’inclure ses propres photos, dessins, motifs à l’intérieur de ses bijoux. « J’ai découvert cette matière tout à fait par hasard… Je trouvais le vecteur super intéressant ! On peut l’utiliser pour sublimer les choses, y mélanger des pigments pour créer de jolies couleurs… Les possibilités sont infinies ! »

A force de tentative, Aude Lombard se forge un univers. De bijou en bijou, on voyage dans l’espace et le temps, entre le Japon et les années 70, la géométrie et l’abstrait, les chats et les fleurs, les arbres et les oiseaux. Son inspiration, la demoiselle la trouve n’importe où, une belle lumière, une belle photo mentale, une expo ou une balade en nature… La vie est un terrain de jeu.

« Il faut regarder autour de soi et chercher la poésie qui nous entoure – elle est partout. La plupart du temps, je trouve d’abord l’idée du visuel, puis j’essaie de le recréer au mieux. On arrive parfois à un résultat un peu différent de l’idée de départ, mais c’est ce qui est intéressant ! J’aime beaucoup dessiner, mais je ne suis pas aussi douée que je le souhaiterais… J’aimerais reprendre des cours d’ailleurs ! Je travaille donc le plus souvent à partir de mes photos, sur Photoshop, avec des filtres, des fonds… Mes premières tentatives avec la résine ont été réalisées avec des images que je glanais à droite à gauche, mais à cette époque, je ne vendais pas encore. Par la suite, j’ai voulu apporter quelque chose de personnel, quelque chose d’unique. »

Au final, Lilipoetry, c’est un carrefour où les arts et l’amour s’entremêlent, à l’image de la femme moderne – féminine et battante à la fois. Une création de toute pièce – hormis le support, un peu comme ce pseudo inventé spécialement pour l’occasion. Et s’il s’agit avant tout de petites séries sous forme de collection – auxquelles s’ajoutent les classiques et indémodables, il lui y arrive de créer « sur commande » pour un événement bien particulier – une naissance, un mariage, avec parfois une photo apportée par le client. « Une fois, un monsieur m’a demandé une broche avec une photo que sa belle-soeur avait prise lors d’un de ses voyages au Japon, une histoire malheureuse car cette personne était mourante, bref… C’est assez étrange de rentrer de cette façon dans la vie des gens. » Etrange, émouvant et touchant à la fois. Parce qu’évidemment, la demoiselle dépose comme une part d’elle-même dans chacune de ses créations. 

 

 

« Je ne fais de la personnalisation qu’assez rarement car c’est complétement chronophage… Mais j’ai du mal à refuser lorsque l’on me demande, surtout si cela correspond à mon univers. Et puis il y a des clientes qui me suivent depuis le début, avec une sorte de relation qui s’installe, on apprend à connaître leurs goûts… » Car chez Lilipoetry, l’écoute s’ajoute à la passion. Une passion dévorante, débordante, qui lui prend tout son temps, mais lui apporte tant. « Je suis toujours en ébullition ! De la conception à la vente, en passant par la création, je crois que j’aime toutes les facettes de mon activité, même si je dois le reconnaître, ça peut être très fatiguant ! Je ne compte pas mes heures, mais je n’y pense même pas finalement. J’ai toujours plaisir à faire ce que je fais. » Sans doute pour cela que l’on sent cette douceur, cette grâce émaner de ses créations.

« C’est Internet qui m’a permis de me lancer. Sans ça, je pense que je n’aurais jamais tenté l’expérience, trop d’incertitudes…  J’ai commencé sur des plateformes de créateurs pour « tester », puis j’ai lancé mon propre site ! Je vends surtout en France, en Belgique… On apprend beaucoup du contact client – et cela donne aussi des idées parfois ! Cette dame, par exemple, lors d’une vente privée chez Arte Alsace qui m’a convaincu que mes pin’s pouvaient servir de boutons pour des vêtements… On me réclame tous les ans des broches, au moment des fêtes. C’est donc décidé, il y en aura pour Noël 2016 ! » Est-il nécessaire de préciser que l’on suivra cela d’un œil délicieusement intéressé… ?

Plus d’infos : Lilipoetry, le cabinet des curiosités

Article publié pour la première fois en juillet 2016 sur le site http://www.mylorraine.fr

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